Nature suprême

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Nature suprême

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Devant tant de merveilles révélées, ébahi

Par dessus la mistoufle et la morosité…

En quittant ses pantoufles, splendeurs endormies

Au Printemps se réveille mon amourosité…

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Que rien ici n’explique, ni lois ni théorèmes…

Les sciences ont des physiques d’apparence vilaine…

Mais ce pouvoir primant de loin tous les barèmes

Découvre pan par pan la nymphe sous la couenne

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A mes yeux rayonnante, si pleine d’énergie !

Donnant puissante envie, ici mots à mes lettres !

Dont les sensibles sentent en leur sein qu’elle agit…

Pour le don de la vie, quitte à perdre de naître !

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Des vagues me parcourent en silence le cœur…

De fortes résurgences aux ondes délicieuses

Prennent la consistance ressemblant au bonheur,

Mais n’apporte en leur cours encore une amoureuse…

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Peu importe hasard ou le divin baroufle !

Tient au vent son lointain discours pour mes esgourdes,

Que le furieux bazar des lâches emmitoufle,

Le cri d’autres humains à leurs oreilles sourdes !

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Oh ! ce charme indiscret à me couper le souffle !…

Je le célébrerai ! demain…jusqu’au jour où…

Je l’aurai trop aimé ! Et bouche dans mes moufles,

Fini de respirer…soupirer après vous…

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Pat le 19/04/15

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Rom-Antique

 

Le roi David

Le roi David

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Rom-antique

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Peut-être ont-ils raison ceux qui disent qu’il vaut mieux

Désormais à l’église réserver l’oraison ?

Plutôt que composer de ces vers pompeux

Que jamais ne joueront les moindres orphéons !

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Aux grandes auteures d’âme, hauteurs qui les clament

De nature plus habiles au sujet délicat…

Qu’à tout premier quidam grossier avec les femmes…

Qui de l’objet subtil ferait un moindre cas !

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Nombre depuis David ont joué de la fronde,

Du psaltérion, du luth ou Tristan de la harpe…

Célébrant leurs minutes d’ardeurs floribondes…

De la même passion, que debout sur l’escarpe !

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Serait-il maintenant trop vieux jeu de paraître

Sous de vides balcons à chanter des aubades

D’exposer son penchant au péril des fenêtres

Sans précautions son front à promise cascade ?

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Peut-être ont-ils raison… différemment perçu ?

Ce pouvoir de l’amour qui pousse à se mouvoir

En toutes occasions vaillant de l’aube ému

Dans l’harmonie du jour jusqu’aux accords du soir.

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Pat le 11/04/15

Propre nature

                             En me promenant hier je suis tombé le nez sur une décharge sauvage d’ordures à ciel ouvert !!! Quelle tristesse ! Que faut-il faire de plus lorsque l’éducation, la répression … ne suffisent pas à convaincre que le respect de notre belle nature est le seul espoir de notre fragile humanité ?

                            Tout ce que cela nous apprend sur notre propre nature !…L’homme salit, l’homme pollue … par ses ordures et jusque dans les mots…

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Propre nature

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Celui qui devant déblatère

Et profondément nous enterre,

Sous le poids de ses commentaires

Oblige… à grand pour s’en défaire !

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Mais celui qui fait trop d’éloges,

En vérité plutôt nous loge…

En pourceau, verrat à la bauge

Où les fats vont et pataugent !

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Celui qui blasphème, injurie…

La bouse alentour expédie,

A force s’use !…son mépris…

Au bout n’éclabousse que lui !

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Celui qui chante nos louanges

Parfaites à la foule des anges,

En fait nous roule dans la fange

La plus abondante des langes !

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Ceux qui trahissent, qui diffament…

S’emploient à transformer les âmes

En un bourbier puant, infâme…

Nous ramènent au chemin des Dames…

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Quant à ceux qui nous complimentent

Devant nos contemporains sentent

Selon qu’ils exagèrent, mentent…

Que la pente devient glissante…

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Si par glorifier ils ne pensent

Qu’à recevoir leur récompense !

Lors qu’une juste remontrance

Entretiendrait mieux la conscience…

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Née dans la crasse et dans l’ordure…

D’où l’homme mature à mesure

Qu’il gamberge sur le futur

Émerge enfin de sa nature.

Pat le 26/10/14

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