Absolution

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Absolution

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De souvenirs nombreux je me suis enrichi

Dans la paix grâce à eux je sais pourquoi je vis

Après m’être servi largement à demeure

Les motifs aussi pour lesquels je meurs…

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Mais seigneur voudrez vous au vu de mes erreurs

M’acquitter de ma haine que contrariait l’horreur

Alors de vous croire … fou d’envoyer à toute heure

Calamités et peines d’une infinie longueur…

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Les pleurs que je contiens m’ont lessivé le cœur…

De mon archipallium j’accepte les douleurs…

Ce prix qui est le mien , soucieux de le payer

M’est plus qu’à d’autres hommes je le crois destiné

*

Je vous ai raconté avoir souvent connu

Des plaisirs pouièmes à trop de temps perdu,

Des envies de frapper de crier et de fuir

Retournées sur moi-même…dans l’espoir d’en finir

*

Ce que jeunesse oublie…quand l’esprit se rebelle,

Vieillesse rétablit, plus tard s’en rappelle ;

Nous vivons les défauts de ce monde félin

Où pour tenir il faut réagir à l’instinct…

*

…Qui ne m’a rien valu qu’abondance d’ennuis,

Sans planche de salut, sans véritable appui,

Et plus de fariboles que d’amour et de pain

Dont je suis sorti molle pâte de ce pétrin

*

Pour pardonner aux mains de ceux qui m’ont planté

Leur poignard dans le cœur, je l’avais mérité !

Jusqu’à des profondeurs où me voyant foutu…

J’ai pourtant saigné moins que je n’aurais voulu…

*

Et aujourd’hui encore lorsque je me penche

Sur cette cicatrice devenue douce et blanche,

Je reconnais l’hybris de mon œuvre en palox

Ce qui fait de la mort la fin d’un paradoxe…

*

Qu’il faut toujours éteindre pour enfin requérir

Un peu de compassion et gentiment guérir

Avant le jour d’atteindre cette part funeste…

Où le mal d’un bon coup de faux fait le reste.

*

Pat le 24/04/16

Souvenez vous !

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Souvenez vous

*

Aux siècles qui déchantent, avec…nous expirons,

Passants à la façon de nos chers disparus

Qui nous cernent nous hantent mais que nous honorons

Du sceau des Saints, patrons, ou dons de noms de rue…

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Ainsi leurs souvenir demeure en nous coriace

Tout en marchant dessus et piétinant leur corps…

Nos larmes (sans faiblir) les gardent bien vivaces

Nous ne nous disons plus que ces gars là sont morts !

*

En des endroits charmants, places paradisiaques…

Ils étalent leur peaux et leur os en reliques

Tandis que les vivants entassent leur bivouac

Dans d’autres sans repos, taudis miasmatiques…

*

« Halte là mon garçon ! les autorités fouillent !…

N’avance plus le pied ! Ce lieu est un sanctuaire !…

Cesse de respirer, ton haleine le souille !… »

S’il se trouve un tesson envasé dans la terre !

*

Achetez quelque part une ancienne masure

Sans payer les pavés de sa démolition…

Il vous vient sans retard les ennuis de l’usure

Par dessus le loyer sur une concession !

*

Chaque fois de ce fait que vous rentrez chez vous,

Vous entendez lugubre une voix qui vous souffle :

« Tu rayes mon parquet… », puis en frappant deux coups

Les parois insalubres : «…fils ! mets tes pantoufles ! »

*

Puisque ce sont nos pères, mères en biothèque

La sagesse éternelle, nous leur devons respect…

D’archiver leurs affaires dans nos bibliothèques,

Sur l’œuvre mémorielle d’y graver un portrait…

*

Les regrets insidieux d’ignorer quoi faire d’eux

Que nous éprouverions au sujet nous rendraient

Si ce n’est juste et pieux… pour le moins cafardeux

De ce qu’ils peuvent après car… on ne sait jamais !…

*

Devenus étrangers à leur propre fratrie

Au bout d’un certain temps, quelques générations…

S’ils tardent à se ranger, à passer dans l’oubli

Ils nous forcent patents à plus d’obligations…

*

Ce qu’il nous faut apprendre afin de tout connaître

De l’art et des sciences, foisonnante culture !

Avant de les répandre, en cendres à disparaître

Dans une incandescence parente du parjure…

*

Souvenez vous de moi Madame s’il vous plaît !

Il m’est doux simplement à l’âme de le penser….

Souvenez vous de moi ! A mon tour je m’en vais…

Je n’ai qu’un seul talent : celui de vous aimer…

*

Pat le 17/04/16

Je cherche

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Photo Pat (1975)

Je cherche

*

Je cherche sans répit, je cherche…

Une âme bâtie dans la pierre,

Un spectre drapé de lumière….

Je cherche et n’en trouve plus lerche…

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Je cherche en hommage à la poutre

Une araignée des champs jadis

Dans le ciel étoilé qui tisse

Les signes, présages de l’outre…

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Une faille dans le mortier,

Une voie pour un souffle clair

D’une voix qui chanterait l’air :

Qu’on ne meurt jamais… qu’à moitié…

*

Un feu de cheminée sincère,

Brûlant jour et nuit de la bûche,

Plus d’amour que de fanfreluches…

Les crépitations de la chair !

*

Je cherche sous le toit…mon père

Entre deux chiens toujours assis…

Grimpant à la faîtière le gui

Aux bras entrelacés du lierre…

*

Je cherche Loynes, je te cherche…

Dans ce qui tend à disparaître,

Au temps d’avoir, celui de l’être…

Je cherche et n’en trouve plus lerche…

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Pat le 10/04/16

Simili…

valeur de la vie

Simili...

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L’argent n’a pas donné

De valeur à la vie,

Il en a dépensé

Tout l’honneur et le prix

*

Pris…pour ne lui laisser

Que des pièces jaunies

D’envies à consommer

En restes simili…

*

…Bonheur

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Pat le 08/04/16