Pour de vrai

Je souligne en avant-propos ne pas faire ici l’apologie de la fessée pour les garnements désobéissants…N’ayant quant à moi pas d’enfant, je laisse les parents émettre à ce sujet leur opinion plus éclairée même si certains pourraient me reprocher tout aussi bien ce manque d’engagement personnel sur ce sujet sensible (très sensible…au niveau…postérieur)
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Pour de vrai

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Ils m’interrogent sur le vrai,

Pour que je trouve des raisons

A ce que j’ai dit que j’ai fait…

A chacune de mes actions…

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Ils me questionnent sur l’existence…

Foule de probabilités…

Sur l’ absence de l’évidence…

A laquelle je devrais penser !

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Tout ce que j’aurais pu faire mieux

De plus rationnel, logique !…

En d’autres circonstances, lieux…

A chaque instant rendu critique !

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Pour que je remette en question !

Mesurée, pesée, quantifiée…

La vie posée en équations,

La bêtise est authentifiée !

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Quand à force…de coups de langue,

Toutes vérités mises en doute,

De la théorie du big-bang

A l’onomatopée du « prout » !…

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Il ne suffit plus simplement

Juste d’essorer une éponge

De ses vilains encrassements

Dans lesquels l’élément plonge !…

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Mais si les enfants du mensonge

N’ont devant celle qui s’impose

Pas vraiment le nez qui s’allonge…

Par contre bien les fesses roses !

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Ils m’interrogent sur le vrai…

Mon Dieu ! Serais-je enfin suspect ?

Puis me relâchent sans délais…

Toujours impeccablement niais !

Pat le 25/03/15

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Pat le 25/03/15

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Bordée d’amour

Je me suis dit en écrivant ce poème que, peut-être aussi, l’âme était plus grande que le corps et que pour cette raison on ne l’a jamais trouvée. Nous ne recherchons pas au bon endroit. Qu’en pensez-vous ? Oui, je sais, tout cela n’est pas très rationnel…M’en fous…Il y a sûrement quelqu’un que cela intéresse…Non ?

Bordée d’amour

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Combien de mels, combien de lettres,

De moments les yeux dans les yeux

Nous faut-il pour bien paraître

Au panel des amoureux ?

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Du bord dévorant de nos lèvres,

Domptée l’approche carnivore

Enflammée de cœurs que la fièvre

Gonfle et tend dedans vers dehors…

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Dominée la force lascive,

Oppressive qu’à peine encore…

Contient cette boule explosive

D’âme à l’intérieur, le corps !

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Face à face avec un destin,

Choisissant alors de s’y mettre…

L’un dans l’autre pour ne faire qu’un,

Chacun d’à moitié disparaître !…

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Pour se libérer de vieux maîtres

Auxquels l’humanité tient…

Mais devenir sans être traître,

Soi-même son propre souverain !

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Se délivrer de ces instincts,

Je te regarde, tu me guettes…

Afin qu’en tout honneur et bien

Nos deux affinités s’acceptent !

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Et savourent cet instant plein,

Cet instant saint, unique et court…

Où le désir monte…au pelin

D’une première bordée d’amour !

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Pat le 14/03/15

Mes revenus

Mes revenus

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De mes nombreux voyages j’ai refermé les malles,

J’ai vieilli, alentour mon regard s’est posé

Sur des milliers d’images à jamais sublimées…

Mais de combien d’amours devrai-je guérir mal?

*

J’ai vieilli d’une vie parfaitement content,

Et de mes souvenirs, gardé des oripeaux

Qui ne font plus souffrir, incarnés dans la peau,

Mais nu de mes amis pour moi qui comptaient tant…

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Toutes celles et tous ceux, dont mon cœur saigne à mort,

Partis en sarabande au milieu de la fête,

Trop tôt à mille lieux, me hèlent à tue-tête…

Et la main qu’ils me tendent me traverse le corps !

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Que pourrais-je mieux dire encore dans l’idéel

De ces glaives pointus qui pénètrent la chair ?

Quand tous les disparus qui devraient m’être chers…

J’en viens à les haïr pour ce qu’ils me rappellent !

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Pat le 11/03/15

Sur la route

Sur la route

J’étais sur cette route…je faisais du stop…

Tu t’es arrêtée…parce que je présentais bien…

Tu m’as ouvert ta porte…je suis monté…tu étais aussi élégante que polie…

Nous sommes repartis…en nous parlant, de tout et de rien…

Tu m’as demandé où j’allais…

Je t’ai répondu : « au même endroit que toi…là où on va tous…un moment…c’est inéluctable! »

Tu n’étais pas pressée…moi non plus…Nous avons pris notre temps…

Le paysage était plaisant, ta compagnie charmante…

Et même nos silences sans sentiment de gêne, nous permettaient de nous montrer plus affables et plus délicats.

Et depuis nous roulons…droit devant, sans nous préoccuper d’une destination…

Comme des amis…car l’amitié n’a pas besoin de but et se suffit de sa coexistence…

Un jour, c’est sûr, sans une contingence… nous tomberons en panne d’essence…puisque la terre est ronde…

Et tout un tas de questions alors se poseront…

Et tu ne sauras pas pourquoi je faisais du stop.

Et je ne saurai pas pourquoi tu roulais sur cette route.

Pat le 10/03/15