Tulipes

Je dédie ce poème aux femmes qui m’inspirent sans lesquelles on ne peut bien parler d’amour et particulièrement ici à Marie qui m’offre cette photographie de tulipe évocatrice, sans oublier (jamais) qu’elle a été la toute première à m’ouvrir son cœur sur Le rimenaute…J’y glisse encore les yeux et la main…

Ante-mortem
*
Quand le cœur t’inspire
Je t’en prie, vas le dire !
Ne laisse pas ton heur
Tomber dans ses humeurs !
*
L’amour a des vertiges
Qui grimpent à la tige
Des fleurs épanouies
Haut ! peurs évanouies…
*
Les roses, les tulipes,
Ont délivré d’œdipe
Ceux chez qui Valentine
Frappe dans la poitrine !
*
Et voyant s’en couvrir
Les plaines de Hollande,
Elles voient à quel désir
Les horizons prétendent !
*
Ouvrant alors leurs chairs
Aux soleils, éphémères,
Crient à la vie, répandent
Leurs grâces révérendes…
*
Je t’en prie, vas le dire !
Pour goûter les soupirs
Du musc de la fleur…
Au vrai muscle intérieur…
*
Pat le 19/11/16

PORTFOLIO-PHOTOSMJ©2015-2017

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Illusion

Érudition : poussière tombée d’un livre dans un crâne vide.

(Ambrose Gwinnett Bierce)

Illusion

*

Si tous les hommes ici retrouvaient leurs esprits

Que les fantômes aigris n’erraient plus, sans logis…

Qu’en des sages aussi revienne la raison,

Que les nuages gris désertent l’horizon,

Que chacun récupère le poids d’une conscience,

Qu’à la lumière les spectres reprennent résidence…

*

Dans cette consistance, alors… où pourraient donc,

Bienséantes, ailleurs que dans nos crânes vides

Hanter (pour s’y loger) de ces mânes gravides

Toutes nous posséder de magie, d’illusion ?

*

Pat le 13/11/16

Espèce

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Espèce

Je veux bien à tes yeux

Brûler l’épouvantail…

Si tu viens quand il pleut

Allumer mon feu de paille

*

Éponger les chagrins

De mes humeurs atones….

Pour des soleils éteints

Qui plongent dans l’Automne

*

Pour finir, apaisante,

Mon souffle en ton haleine

D’engloutir quand il vente

Les arbres de ma plaine

*

Et j’en ferais autant

Pour toi ! Les gens qui s’aiment…

Se fichent bien du temps

Et par tous les champs sèment !

*

 je me lèverai tôt

Les fesses de ma chaise…

Pour planter à nouveau

L’espèce dans la glaise…

Pat le 04/11/16