Les couples

Les couples

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Que j’aime les couples ceux, pour lesquels rien ne compte…

Des regards narquois ou sévères qui les tancent !

Ensemble restant là, bravant toutes les hontes,

Tellement majestueux au bras de l’insolence !

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Bien qu’ils n’aient pas alors, tout le vocabulaire,

Bien aisée la fonction claire et communicante…

Ils trouvent dans l’échange d’agiles maxillaires,

Une articulation tout aussi éloquente !

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La vie pour eux combien ! douce de leurs baisers…

N’a pas plus d’importance qu’elle se perpétue

Ou s’arrête demain, le temps de profiter

De la divine chance, à ces seules vertus…

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Dans les halls de gare, à chaque abri de bus…

Dans cette unicité d’un genre singulier,

On les voit, emboîtés tels des poupées russes

Au charme de pouvoir pluriels se conjuguer…

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Leur dédain tonitrue sans retenue l’Amour !

Dont le monde a perdu la saveur du mucus,

Le bonheur de n’avoir pas à passer son tour,

Et de ne rien devoir aux ordres du Phébus…

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La plupart sont jeunes, ne pensent pas qu’un soir

Ils dîneront au lit d’une bouche trop sèche…

Pour l’instant ils déjeunent du plaisir de se boire

Les exquis jus de fruits dont leurs lèvres sont fraîches.

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Pat le 27/02/15

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Tu me manques

Tu me manques

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Comme la cuirasse à un tank,

L’oreille à un sous-marinier…

Pauvre bidasse sans armée,

Tu me manques…Ça! Tu me manques !…

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Je peine tant à prononcer

Trois mots qu’en mon fort intérieur,

Mon cœur du fond de son bunker

Hait dire…qu’il aime fort…cogner !

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Et les ‘miss you’ dont je me flanque

Des raclées à l’humilité !…

Creusent dans mon intimité

Les trous poreux où je me planque !

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Tu me manques…Oui ! A crever !

J’ai beau lutter contre moi-même,

Il faut bien un jour…quand on aime…

L’avouer !…L’amour est déclaré !

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Pat le 24/02/15

Imaginons…Pour la rime

IMAGINONS

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Imaginons un organisme vivant immense…tellement gigantesque que nous ne pourrions le voir ni même l’imaginer ! Bon d’accord ! imaginons quand même puisque vous êtes à l’évidence, plus imaginatifs que je ne le pense…

Imaginons donc que nous vivions à l’intérieur de cet organisme, dans l’obscurité de son corps, sensibles malgré tout à ses mouvements, la cinétique de son énorme masse perçue à retardement, comme celle d’un océan , dans le court laps de temps de notre vie.

Les clignements de ces yeux, délimitant nos jours et nos nuits laisseraient apparaître la lumière intense, éblouissante d’un milieu insoutenable pour notre œil, l’énergie inconcevable de millions de soleils…Un monde hostile et incompréhensible pour l’homme…

Nous vivrions disons… dans sa tête comme un neurone à l’intérieur d’un cerveau fabuleux dont nous serions une composante infime mais utile lorsque tous réunis, nous émettons une idée…même dialectique, une étincelle d’intelligence parmi d’autres peut-être dans l’infini…au service d’une pensée divinement puissante.

Cet organisme ne pourrait que nous aimer puisque nous serions une composante d’elle même, bien que microscopique à son échelle. Elle n’aurait pas plus conscience de nous que nous n’avons de nos propres cellules nerveuses…à part peut-être lorsque ma femme a la migraine…(je rigolais chérie !)

Nous serions à l’image de cet organisme de par nos capacités cérébrales, notre cerveau capable dans une certaine mesure de libertés, même de régénérer ses connexions en fonction du choix de nos actions, de nos passions répétitives… Cependant l’élaboration personnelle de nos propres schémas d’existence n’influencerait que fort peu le sens général déterminé par notre commune nature, avec toutefois notre petitesse et notre grand nombre pour assurance de sa pérennité…

Mais malgré la grandeur de cet univers, nous serions contenus à l’intérieur de cette ‘créature’, dans des limites qui même lointaines, le seraient qui sait ? moins que nous le pensons si celles-ci dans leur consistance ou leur couleur, agissaient comme un miroir reflétant l’énergie des milliards d’astres des galaxies qui s’y projetteraient, nous renvoyant leurs ondes lumineuses, sonores… qui plus est déformées par le voyage et la distance.

Il faudrait de plus pour atteindre ces limites, se repérer dans son espace sans boussole, aux flux des magnétismes, sans carte stellaire, au risque d’y tourner en rond comme un homme perdu dans un désert, une forêt inconnue. Euh !… Il ne faudrait pas non plus s’y fracasser…De toutes façons, mon vaisseau spatial n’est pas encore construit !

Le vide autour de nous ? Une apparence, un interstice extensionnel entre les cellules d’un organisme jeune encore en phase de croissance qui nous promettrait pour le futur, au fur et à mesure de notre propre développement, de peupler son univers pour un profit mutuel, lui nous protégeant en son sein dans des lois et dans l’ordre de son fonctionnement à lui (ou elle…pardon !)

Bon d’accord ! Je n’aurai pas encore aujourd’hui le prix Nobel d’astrophysique ni de philosophie ! Mais j’essaye…et vous ? En quoi croyez-vous ? *

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Pour la rime

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Oui ! J’écris pour la rime,

L’éprouvé que j’estime !

Je trime, je m’escrime,

J’essaime en tous les streams…

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L’imbécile, la déprime,

L’harmonieux, le sublime,

Le ridicule, l’infime…

D’un poète…le mime !

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Mais jamais pour la frime

Du meilleur millésime !

La louange unanime,

Qu’un éditeur m’imprime !

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Sans toucher un centime

De l’ombre d’une prime !

Mon seul pseudonyme

Est mon vrai Pat ronyme !

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L’amour seul m’anime… 

Simplement magnanime !…

A la ligne m’intime,

Parfois…me pousse au crime…

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A tirer des maximes

Chassant l’anthroponyme

Du troupeau d’anonymes

Au cœur de néphilim !

d*

Mais pour ma der, l’ultime ?

Je ne sors des abîmes,

De la lumière des cimes

Que peu de choses qui riment !

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Pat le 12/02/15

Ma muse

Le dernier mot


 

Ces temps derniers j’avais très mal aux dents. (J’avais la rage dedans).

Ma femme avait pris rendez-vous pour moi chez le dentiste…

En rentrant hier soir elle m’a demandé :

  • Chéri ! Le dentiste ? Tu n’as pas oublié ?…

C’est vrai que je n’ai pas beaucoup de tête… mais le mal envahissant complètement ce peu que je possède, me faisant si horriblement souffrir… aucun risque que j’oublie !

et ma femme voudrait me la plomber… (la tête) !

  • Han han… J’ai été !

Elle avait vraiment embauché un tueur… j’avais encore la mâchoire endolorie d’un côté et paralysée de l’autre, la langue inerte dans ma bouche, enflée comme une moule pas fraîche…

  • Chéri ! On ne dit pas « j’ai été ! » mais « j’y suis allé !»… Pffff ! Pour quelqu’un qui prétend écrire correctement !…
  • Han han !…

Essayez voir d’argumenter dans mon état ! de lui dire qu’il est plus facile de gémir que de mordre…

De toutes façons j’avais tord… Et alors ! ça ne vous arrive jamais, à vous, d’avoir le raccourci utile, le barbarisme spontané, ou la modestie faussement exhibée pour ne pas paraître le génie que vous êtes en réalité ?

Quinze ans presque que ça dure ! Seule ma mère me connaît !…

Sinon, elle est vraiment parfaite ! ma femme !

Alors pour continuer à lui plaire, ne pas avoir contre elle… une dent, j’ai griffonné sur un papier ce plaidoyer pour ma défense : – L’été vient toujours avant que d’être hâlé… – nul, enfantin, irrécupérable !

Elle a tordu la bouche, secouer la tête en signe de désespoir et, finalement, plissé les yeux, sans rire pour ne pas me donner raison, elle a souri et j’ai compris que j’avais eu, ce soir encore, le dernier mot.

*

Ma muse

*

Pour que tu sois ma muse

Il faut que tu m’amuses…

Mais aussi que tu pleures,

A m’en crever le cœur !

*

Et que tu sois diverse

Un peu comme l’averse

Qui rabat les gaietés

Mais reverdit l’été !

*

Intangible arc en ciel !

Au trait si naturel

Qu’il démêle les couleurs

Des rayons grisailleurs !

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Les mots que tu chuchotes,

Mon oreille les suçote…

Imbue de leur faveur,

D’outre-hauteurs d’auteur !

*

Qu’en mon âme tu dises

Le bon qui dépayse !

Qu’au fond d’elle j’aille prendre

De tout mon tendre à rendre !

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La vie que tu fécondes

Aux reins de ma faconde…

A mon amour brouillon,

Que ne concevrions ?

*

La gloire de ta passion

Couronnerait le don !

M’honorerait du mieux

Qu’aucune autre ne peut !

*

En moi d’abord intruse,

Puis tout à fait incluse !

Sans toi je ne serais

Qu’un bureaucratelet !

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Pat le 31/01/15

Histoire D’un Vouloir.

Contre les tyrans! Merci Gaël! et que chacun fasse d’abord…de son mieux!

G@ël LOAËC-P@ul Andrews (Blog 3)

Histoire D’un Vouloir.

Vouloir n’est pas toujours pouvoir,

C’est le moment à vous d’y croire,

Que ce que j’veux, n’est pas que j’peux !

Que même, si j’m’en donne la force,

Je ne suis qu’un homme au fond, et j’fais

Ce que j’peux, avec les simples moyens

Du bord et la faiblesse sans volonté, que le grand

Et impénétrable Univers m’a délivré en offrande,

À la naissance du petit être que j’suis…

Vouloir n’est pas toujours pouvoir,

Le pouvoir appartient à celui, qui

Y croit plus fort que la foi,

Que même les lois, les plus absurdes,

N’y feront rien pour y remédier,

À ce bon vouloir d’y croire en chacun

De nous, de notre grand pouvoir de réussite.

Croire, c’est, en quelque sorte, rêver les yeux

Ouverts, à vouloir sans pouvoir, c’est songer

Sans pour autant en prendre la fuite, à la moindre

Barrière se mettant de travers, sur…

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