Quand bien même…patron

                             Autant vous le dire là…direct…comme un coup de poing sur le nez…que je ne vous donnerai jamais, certains d’entre vous m’énervent… Vous êtes là.. à me lire, je ne sais pas pourquoi… D’ailleurs, je ne vous connais pas…où à peine pour certains. Vous êtes peut-être vicieux, pervers, criminel qui sait! et moi je me livre en pâture,  tel un chippendale, j’ouvre mon cœur des années portes ouvertes sans savoir qui y rentre… D’abord, vous n’êtes pas d’accord avec moi!…ça encore!…Vous avez le droit d’avoir tord!…Mais surtout nous n’avons pas les mêmes valeurs, nous ne sommes pas du même milieu social, de même culture… C’est pour cela que vous êtes là? Ah!…C’est n’importe quoi! Vous m’étudiez comme un singe dans sa cage, Ebola dans une éprouvette? Vous êtes nuls, vous êtes moches et je ne vous aime pas! Tout est dit.

Vous êtes encore là? Bon…alors sachez que je ne pense pas tout ce que je viens de dire…Pas tout. Internet c’est vachement bien, on peut parler et on trouve toujours quelqu’un pour répondre un truc sympa…C’est vrai qu’à la longue, c’est dur de se renouveler dans le genre: « excellent, magnifique, superbe… »mais chacun fait de son mieux pour encourager l’autre et ça, c’est bien, j’aime. Merci mes suiveurs (ses), vous êtes adorables pour peu que vous ne soyez pas…des patrons?…

*

Quand bien même…patron

*

Quand bien même seriez-vous humain…

Que vous ne vous y prendriez

Pas autrement qu’à quatre mains

Pour nous broyer les pieds cassés !

*

Quand bien même achèteriez-vous

Une propriété sur Mars…

Que vous auriez ici le goût

D’empiéter sur nos métatarses !

*

Quand bien même de bon matin,

A patins, en douillets chaussons…

Vous trouvez toujours le moyen

De nous écraser les arpions !

*

Quand bien même fameux maçon…

En bon compagnon du devoir,

Vous avez l’art et les façons

De nous concasser les panards !

*

Quand bien même ancien paysan…

Pour un carré de construction…

Vous n’hésitez pas un instant

A piétiner nos plantations…

*

Quand bien même chef, patron…

D’une affaire en ordre de marche,

Nous grimper sur les ripatons

Vous grandit dans votre démarche…

*

Quand bien même un jour de bon poil…

Vous nous demandez des merveilles !…

Et nous pressez jusqu’à la moelle

Du petit et dixième orteil !

*

Quand bien même sans permission

Passons-nous le moment venu

Les pieds devant… la direction…

Vous nous jettez la pierre dessus !

*

Et quand bien même auriez vous tord,

Dans tous les cas le dernier mot…

A la fin revient au plus fort

Qui nous aplatit les ergots !

*

Pat le 12/09/14