La guerre du Koweït

390px-Gulf_War_Photobox

Image Wikipedia

…Ce poème que j’ai écrit il y a plus de 25 ans et que je que je réédite ne prenait ni ne prend toujours pas, je le précise, parti pour un camp ou un autre tant l’expression de la belligérance fut évidente des deux côtés, et a contribué c’est certain, à la radicalisation que nous connaissons aujourd’hui des pouvoirs et de leur revendication comme le début d’un engrenage infernal dans lequel s’est pris l’humanité au détriment encore et toujours des peuples qui aspirent à la paix…

La guerre du Koweït

Glorieux et fameux combattants, tant

Animés de rage guerrière, hier

Juste redescendus d’Iran, rangs,

Adorateurs d’Allah, du livre ivres,

Dont la parole fleure l’absinthe sainte,

S’apprêtent au grand sacrifice, fils,

Trouvent nourriture en prières, air,

Fiers arabes à la peau cuivrée, vrais.

Ils creusent un peu partout des trous, où ?

Depuis qu’ils sont dans l’émirat, rats ;

Leur armée dit-on est sans nombre, ombres,

Il n’apparaît pas un canon, non !

Qu’en surface des chars gonflables, fables !

Belle assurance en ces leurres leur,

Et quels crocs a leur président, dents !

Il n’en sort qu’un nom de sa bouche : Bush !

Quand il souffle dans sa trompette, pète

La menace d’enflammer l’Orient, riant.

L’humanité en général râle,

S’en aller pour mourir là-bas, bah ! …

S’enliser dans une autre guerre…guère !

Ne venir en terre musulmane, manne,

Que pour voir ce spectre assyrien , rien !

Gaspiller, piller le pétrole, rôle,

Aux puits que ce faux koweïtien tient.

Incendier c’est tout ce qu’il peut, peu !

Fissurer le sol de ses bottes, hautes !

Mais que faire sans les militaires, taire ?

Et l’un d’eux déclare ardemment, ment :

« Voilà déjà plus de six mois, moi,

Que me nargue cette effigie, GI !

Sus au dangereux fou Chiite, sheet !

Qui ne respecte pas le Droit roi ; »

« Américain, en avant ! perce perses !

De ta baïonnette, ton couteau, tôt,

Mieux que les effets du blocus eussent ! »

S’ils pouvaient avant s’évanouir, ouïr,

Le grondement sourd à leurs portes porte,

Le cliquetis des carapaces passe,

Les cuirassés de cent mille tonnes tonnent…

Et Dieu fasse enfin qu’ils redoutent, doutes…

Car eux loin de s’en émouvoir, voire,

Boivent aux terrasses s’en s’inquiéter, thé.

Ces malins escomptent de l’eau, haut,

Ou que l’opinion se divise, visent,

C’est la jihad que ces veules veulent !

Sus ! Avant que ne vienne mai ! mais…

Comment convaincre Gorbatchev chef,

A Paris d’autres indolents lents,

De ne faire de Londres à Pékin qu’un ?

On fait pourtant un geste à l’est leste !

Les Irakiens à l’ONU huent !

Des otages en boucliers liés,

L’ennemi qui de l’infini nie.

Mais l’ordre est donné à Powell, well !

En France, on pille les boutiques, tic,

De tout sucre, d’huile, de pâtes, hâte,

En prévision de pénuries, riz…

Quelle aubaine pour Saddam Hussein ! Scène :

Sur le terrain c’est la pagaille, aille !

Quand les coups commencent à partir, tirs…

Les alliés en quelques semaines mènent

Mille bombardements en raids raides,

Noirs oiseaux d’invisibles jets jettent

Des bombes guidées sur la ville vile,

Puis s’en reviennent pleins d’éclats là,

Sans savoir combien d’innocents, cent ?

Restent sous les décombres encore, corps !

Le pont de Bagdad est détruit oui !

Tous les points stratégiques connus eus ;

D’après la radio peu de morts hors,

Des civils… qui cela gêne ? haine…

Riposte au Scud en Galilée ! laid !

Dans la plus vive consternation, Sion !

Mais seules quelques cartouches touchent.

Alors les nations se rassurent, sûres,

La victoire se dessine enfin, fin;

Leurs soldats atteignent l’Euphrate, hâte,

Heureux que les gaz moutarde tardent,

Devant le nouveau Rubicond, cons,

De ne pas trouver en face d’eux, eux,

Reconquièrent le trône sans l’arme, larmes…

Car tous hagards lèvent les mains, maints,

Affamés seuls dans le désert, errent,

Furieux eux-mêmes contre Saddam, Dame !

Et cela jusqu’à Bassorah, ras.

De ce tigre telle déroute, Out !

Semblait ne pas être possible cible,

Qu’ils se rendent jusqu’au dernier, nié !

Et tout le Koweït repris rit.

Mais vous, sages persans d’adages, d’âge…

Et vous à ce pacte allégeants gens !…

Comment en Irak les femmes, âmes,

Allaiteront-elles leurs marmots, mots ?

Victimes d’ogres moustachus chus,

Autant que de notre pays haï.

De quoi survivront ces moutards, tard,

Au sein sec de l’indifférence rance ?

*

Pat le rimenaute 1991

Publicités

5 réflexions sur “La guerre du Koweït

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s