Imaginons…Pour la rime

IMAGINONS

*

Imaginons un organisme vivant immense…tellement gigantesque que nous ne pourrions le voir ni même l’imaginer ! Bon d’accord ! imaginons quand même puisque vous êtes à l’évidence, plus imaginatifs que je ne le pense…

Imaginons donc que nous vivions à l’intérieur de cet organisme, dans l’obscurité de son corps, sensibles malgré tout à ses mouvements, la cinétique de son énorme masse perçue à retardement, comme celle d’un océan , dans le court laps de temps de notre vie.

Les clignements de ces yeux, délimitant nos jours et nos nuits laisseraient apparaître la lumière intense, éblouissante d’un milieu insoutenable pour notre œil, l’énergie inconcevable de millions de soleils…Un monde hostile et incompréhensible pour l’homme…

Nous vivrions disons… dans sa tête comme un neurone à l’intérieur d’un cerveau fabuleux dont nous serions une composante infime mais utile lorsque tous réunis, nous émettons une idée…même dialectique, une étincelle d’intelligence parmi d’autres peut-être dans l’infini…au service d’une pensée divinement puissante.

Cet organisme ne pourrait que nous aimer puisque nous serions une composante d’elle même, bien que microscopique à son échelle. Elle n’aurait pas plus conscience de nous que nous n’avons de nos propres cellules nerveuses…à part peut-être lorsque ma femme a la migraine…(je rigolais chérie !)

Nous serions à l’image de cet organisme de par nos capacités cérébrales, notre cerveau capable dans une certaine mesure de libertés, même de régénérer ses connexions en fonction du choix de nos actions, de nos passions répétitives… Cependant l’élaboration personnelle de nos propres schémas d’existence n’influencerait que fort peu le sens général déterminé par notre commune nature, avec toutefois notre petitesse et notre grand nombre pour assurance de sa pérennité…

Mais malgré la grandeur de cet univers, nous serions contenus à l’intérieur de cette ‘créature’, dans des limites qui même lointaines, le seraient qui sait ? moins que nous le pensons si celles-ci dans leur consistance ou leur couleur, agissaient comme un miroir reflétant l’énergie des milliards d’astres des galaxies qui s’y projetteraient, nous renvoyant leurs ondes lumineuses, sonores… qui plus est déformées par le voyage et la distance.

Il faudrait de plus pour atteindre ces limites, se repérer dans son espace sans boussole, aux flux des magnétismes, sans carte stellaire, au risque d’y tourner en rond comme un homme perdu dans un désert, une forêt inconnue. Euh !… Il ne faudrait pas non plus s’y fracasser…De toutes façons, mon vaisseau spatial n’est pas encore construit !

Le vide autour de nous ? Une apparence, un interstice extensionnel entre les cellules d’un organisme jeune encore en phase de croissance qui nous promettrait pour le futur, au fur et à mesure de notre propre développement, de peupler son univers pour un profit mutuel, lui nous protégeant en son sein dans des lois et dans l’ordre de son fonctionnement à lui (ou elle…pardon !)

Bon d’accord ! Je n’aurai pas encore aujourd’hui le prix Nobel d’astrophysique ni de philosophie ! Mais j’essaye…et vous ? En quoi croyez-vous ? *

*

Pour la rime

*

Oui ! J’écris pour la rime,

L’éprouvé que j’estime !

Je trime, je m’escrime,

J’essaime en tous les streams…

*

L’imbécile, la déprime,

L’harmonieux, le sublime,

Le ridicule, l’infime…

D’un poète…le mime !

*

Mais jamais pour la frime

Du meilleur millésime !

La louange unanime,

Qu’un éditeur m’imprime !

*

Sans toucher un centime

De l’ombre d’une prime !

Mon seul pseudonyme

Est mon vrai Pat ronyme !

*

L’amour seul m’anime… 

Simplement magnanime !…

A la ligne m’intime,

Parfois…me pousse au crime…

*

A tirer des maximes

Chassant l’anthroponyme

Du troupeau d’anonymes

Au cœur de néphilim !

d*

Mais pour ma der, l’ultime ?

Je ne sors des abîmes,

De la lumière des cimes

Que peu de choses qui riment !

*

Pat le 12/02/15

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6 réflexions sur “Imaginons…Pour la rime

  1. Je voudrais quand même éviter l’abus de superlatifs,
    Je vais en choisir deux parmi les plus relatifs :
    – sublimissime
    – génialissime

    C’est du sacré bon travail, Pat ! Oui, je sais, je me la pète, je distribue des bons points, des appréciations. C’est mon côté… Magnan-ime.

    Amical salut

    J'aime

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