Tu gardes

Tu gardes

*

Tu gardes femme ! ton secret…

Que des années dèjà sur terre

Couvrent d’humus et de forêt

Où l’homme sans aimer se perd…

*

Sous ton air femme ! le mystère,

La beauté d’infinis espaces

Que d’interminables hivers

Emprisonnent nue dans la glace…

*

Tu te gardes, tu te protèges

Sous des mers de mots, derrière…

Des frontières de froids, de neige,

Des manteaux qui privent la chair…

*

Tu gardes femme ! la maison,

Pleine de vie, de cris d’enfants…

Mais vide de plus de passion

Sans les gémissements d’amants…

*

Et tu gardes ainsi le silence

Sur les choses pures, essentielles,

Par d’habiles, prudentes sciences,

Toi, la cause !…Femme éternelle !

*

Alors pour toi, je jetterai

Entre ton monde et ma Bretagne

Le plus long pont, cinq cent mille troncs…

S’il faut pour que je te rejoigne…

*

Et je viendrai, je le promets

Avec mes armes de garçon

En te parlant juste français

Conquérir ta forêt sans nom !

**

Pat le 31/12/13

 

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6 réflexions sur “Tu gardes

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